Le constructeur automobile sud-coréen Kia Motors a manifesté aujourd'hui son mécontentement quant au verdict qui exige le versement à son personnel 422,3 milliards de wons, soit environ 316 millions d'euros, de salaires dus.
En effet, le tribunal de première instance a reconnu que des primes régulières et des indemnités de repas devaient être prises en considération lors du calcul des rémunérations salariales, comme ceux-ci le demandaient. De plus, il n'a pas accepté le devoir de loyauté que l'industriel mettait en avant.
Kia Motors prétexte une situation financière peu favorable et envisage de faire appel. Des associations industrielles du pays ont elles aussi déploré la décision juridique d'aujourd'hui. La Chambre de commerce et d'industrie de Corée a critiqué le verdict qui ne respecte pas, d'après elle, la pratique salariale soutenue jusqu'ici par l'employé et l'employeur. Elle a également demandé une nouvelle législation en la matière.
La Fédération des industries coréennes (FKI) a souligné, de son côté, que le secteur automobile sud-coréen connaissait quelques difficultés ces derniers temps. Selon elle, il n'est pas encourageant pour le secteur d'être obligé de supporter des dépenses supplémentaires non prévues. Et d'ajouter que cela risque de nuire à la compétitivité industrielle du pays.