L'usine Hyundai Motor en Chine vient d'être remise sur les rails cinq jours après la suspension de ses activités, à cause d’une pénurie de pièces détachées. C'est une première depuis son implantation là-bas en 1993.
La raison : Beijing Hyundai, l'entité à capitaux mixtes, n'a pas versé à temps à ses sous-traitants la livraison de leurs marchandises. En effet, un des fournisseurs des réservoirs à carburant en plastique a refusé l'offre de ses produits.
De son côté, le partenaire chinois du premier fabricant automobile sud-coréen aurait demandé à ses sous-contractants l'abaissement excessif du prix de livraison. Par conséquent, une société française n'a pas été payée pendant trois mois et certains d'entre les établissements sud-coréens ne l’ont pas été non plus ces six derniers mois.
Pour certains, cette paralysie résulterait des représailles de la Chine contre le déploiement sur le sol sud-coréen du bouclier antimissile américain (THAAD). Pour d'autres, le partenaire chinois de Hyundai tenterait de remplacer l'intégralité des sous-traitants sud-coréens par ceux du pays.
En effet, Hyundai Motor s'est contenté de vendre un peu plus de 430 000 unités au premier semestre de cette année dans l'empire du Milieu. Une vente réduite de moitié sur un an.
Cette affaire risque d'engendrer les faillites en série d'autres fournisseurs de pièces détachées.