Une entreprise sud-coréenne s’investit actuellement dans la mise au point d’un vaccin à ARN messager (ARNm). Le principe consiste à injecter l’ARNm du COVID-19 dans le corps humain pour produire des anticorps. Cette firme détient la technologie de fabrication d’une matière permettant à ce dernier de pénétrer dans les cellules.
Cette substance semblable à une membrane cellulaire est essentielle pour concevoir un sérum car l’ARNm, qui se dégrade facilement, a besoin d’une protection pour être absorbé en toute sécurité par l’organisme.
Le développement d'un vaccin basé sur l’ARNm est plus rapide que d'autres méthodes car il suffit de faire entrer celui-ci à l’intérieur du transmetteur. Les sociétés de biotechnologies américaines Moderna et Pfizer utilisent ce procédé.
La technologie en question est indispensable pour mettre au point des vaccins à ARNm. C’est pourquoi le ministère de la Santé, l’Association coréenne des fabricants de produits pharmaceutiques et biopharmaceutiques (KBMMA) et trois sociétés viennent de fonder un consortium pour la coopération en la matière.
Une démarche qui a pour objectif d’assurer la souveraineté vaccinale du pays du Matin clair en vue de mieux affronter les épidémies virales. Le groupement prévoit de développer un sérum « made in Korea » d’ici l’an prochain et de produire 1 milliard de doses chaque année à compter de 2023. Le gouvernement ambitionne de faire tout son possible pour atteindre l’autosuffisance en termes de vaccins ainsi que pour élaborer la base pour leurs exportations.