Le président des Etats-Unis s’est adressé aux Américains pour la première fois depuis la prise de Kaboul par les Talibans.
Dans une courte allocution très attendue hier, Joe Biden a affirmé ne pas regretter la décision de retirer les forces américaines d'Afghanistan et a rejeté la responsabilité de la débâcle sur l’armée locale.
« Notre mission en Afghanistan n'a jamais été de reconstruire un pays, de construire une nation. Notre seul intérêt reste aujourd'hui et a toujours été d'empêcher une attaque terroriste sur le sol américain », a-t-il martelé. Le dirigeant américain a ensuite ajouté ne pas vouloir répéter les erreurs du passé en menant une guerre qui n’était pas dans l’intérêt de son pays.
Le locataire démocrate de la Maison blanche a également évoqué le fait que le déploiement de GIs en Afghanistan avait pour but d’attraper ceux qui ont attaqué les Américains le 11 septembre 2001 et de faire en sorte que ce pays ne soit plus une base terroriste. Cela dit, selon lui, « les dirigeants politiques afghans se sont enfuis, les soldats ont baissé les bras et n’ont même pas la volonté de se battre pour eux-mêmes ».
Face aux comparaisons avec l’évacuation désastreuse de Saïgon durant la guerre du Vietnam, Biden a affirmé savoir que sa décision serait critiquée, mais préférer l’assumer plutôt que de la laisser à un autre président. Les Républicains accusent le successeur de Donald Trump d’avoir précipité la crise en « bâclant » l’opération de retrait.
Le président Biden a par ailleurs annoncé que son pays poursuivrait des aides humanitaires en Afghanistan et sécuriserait l’évacuation de civils de ses alliés et que pour cela, le département d’Etat américain discutait en ce moment de l’évolution de la situation avec les chefs de la diplomatie chinoise et russe.