Le président américain Joe Biden a affirmé publiquement que les principaux alliés des Etats-Unis, tels que la Corée du Sud, étaient fondamentalement différents de l’Afghanistan, et que Washington interviendrait en cas d’attaque à leur égard.
Le locataire de la Maison blanche a tenu, jeudi, ces propos lors d’une interview avec la chaîne ABC, dans un contexte où le chaos total règne dans le pays d’Asie centrale suite au lancement du retrait précipité des troupes américaines. Ainsi, il a tenu à dissiper publiquement les inquiétudes face aux critiques dans son pays comme à l’étranger qui lui reprochent d’avoir abandonné l’alliance avec l’Afghanistan et d’entamer la confiance des autres alliés.
Biden a souligné que Washington avait toujours accompli son « engagement sacré » lorsque ses alliés ont été attaqués, ce conformément à l’article 5 du traité de l’Otan, et qu’il allait de même pour la Corée du Sud, le Japon et Taïwan.
Même son de cloche du côté du département d’Etat américain. Dans un briefing de presse, son porte-parole Ned Price a mis l’accent sur le fait que le chef de la diplomatie Antony Blinken avait choisi Séoul et Tokyo comme destinations de sa première tournée à l’étranger, et que les Etats-Unis puisaient leurs forces dans les relations avec leurs alliés.