Le renvoi forcé des réfugiés nord-coréens chez eux par Pékin est un problème grave qui va à l’encontre de la loi internationale. C’est ce qu’a affirmé Tomas Ojea Quintana, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Corée du Nord, dans une interview diffusée aujourd’hui par la Voix de l'Amérique (VOA). Selon lui, Pékin doit appliquer non pas sa propre loi en la matière, mais la Convention relative au statut des réfugiés et la Convention contre la torture des Nations unis aux habitants du Nord ayant fui leur pays.
Quintana a ainsi appelé la Chine à envisager l’application de l’interdiction de l’expulsion des nord-Coréens qui risquent d’être exposés à la torture ou à d’autres traitements violents en cas de renvoi dans leur pays. Il lui a ensuite recommandé de coopérer avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) ou consulter la Cour internationale de Justice (CIJ) afin de résoudre le dossier des réfugiés venant de son pays voisin.
Pour rappel, le rapporteur spécial onusien a envoyé une lettre à Pékin afin d’obtenir des informations liées à environ 1 000 réfugiés nord-coréens détenus en Chine, dont la plupart était en attente de leur renvoi.
Dans sa réponse envoyée en septembre dernier, le gouvernement chinois a précisé qu’il ne s’agissait pas de réfugiés mais d’immigrés illégaux et qu’ils n'étaient donc pas concernés par l’interdiction d’expulsion.