Les vice-ministres sud-coréen, américain et japonais se sont rencontrés mercredi dernier à Washington. A l’issue de leur entretien, ils devaient tenir une conférence de presse conjointe.
Pourtant, seule la sous-secrétaire d’Etat américaine Wendy Sherman y était présente. En cause, son homologue japonais a refusé de la rejoindre, invoquant la visite, la veille, du patron de la Police nationale sud-coréenne sur les Dokdo. Les îlots situés en mer de l'Est sur lesquels Séoul exerce son contrôle, mais dont Tokyo revendique sa souveraineté.
Cette « impolitesse diplomatique » s’est invitée durant le point de presse, hier, du département d’Etat américain. Interrogé à ce sujet, son porte-parole, Ned Price, s’est cependant abstenu de prendre position. Il s’est borné à souligner l’importance de la coopération à trois entre son pays et ses deux principaux alliés asiatiques.
L'officiel américain est allé jusqu’à détailler les dossiers d’intérêts communs des trois Etats : une région indo-Pacifique libre et ouverte visant à contrer l’influence de la Chine, la Corée du Nord, le changement climatique ou encore la prospérité économique.
La voix de la diplomatie américaine a ajouté que les discussions des trois vice-ministres avaient été « très constructives et une bonne occasion pour échanger sur les domaines de préoccupation ainsi que sur l’objectif commun de leurs nations ».