Le Japon va poursuivre sa demande de retrait de la statue de la « fille de la paix » installée devant l’ancien site de son ambassade à Séoul. Le secrétaire général du Cabinet Hirokazu Matsuno en a fait part, hier, lors d’une conférence de presse. Il s’agit d’un des monuments érigés en l'honneur des victimes de l’esclavage sexuel perpétré par l’armée nippone pendant la Seconde guerre mondiale.
Selon le porte-parole du gouvernement japonais, l’accord bilatéral de 2015 confirme que Séoul est conscient que ce sujet préoccupe Tokyo, au regard du bien-être de sa mission diplomatique et du maintien de sa dignité, et qu’il s’est engagé à résoudre ce problème.
Le haut fonctionnaire nippon a ajouté que cette promesse était la base des relations internationales et que son pays continuerait à réclamer fermement la réponse appropriée de la Corée du Sud.
La première sculpture en hommage aux « femmes de réconfort » a été érigée, il y a dix ans jour pour jour, à l’occasion de la 1 000e manifestation en leur honneur, qui se déroule tous les mercredis. On en compte désormais 144 en Corée du Sud et 16 à l’étranger.
Samedi dernier, en marge du G7 au Royaume-Uni, les ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont mis d’accord pour accélérer les consultations visant à améliorer leurs relations. Cependant, Matsuno s'y est montré réticent indiquant que rien n’a été avancé depuis.