Au Japon, la plupart des lycées adopteront, pour les deux prochains semestres - d'avril 2022 à mars 2023 - des manuels d'histoire qui décrivent des faits historiques de manière plus ou moins objective et impartiale. Ce malgré des manœuvres du gouvernement et de certains hommes politiques de droite de l'Archipel, visant à réduire ou dissimuler les atrocités perpétrées par l'armée impériale nippone durant la Seconde guerre mondiale.
Selon le ministère japonais de l'Education, cité par Yonhap News, l'agence de presse sud-coréenne, les trois manuels d'histoire publiés par la maison d'édition Yamakawa représentent au total une part de 41,7 %.
Par conséquence, pas moins de 330 000 étudiants et enseignants utiliseront dès le semestre prochain dans leurs cours d'histoire, ces livres dans lesquels les questions des « wianbu » ou du travail forcé sont expliqués avec exactitude.
Ces publications reconnaissent en effet l'existence des « maisons de réconfort » tenues par l'armée, dans lesquelles s'exerçait l'esclavage sexuel, tout comme le recrutement par force ou par tromperie des jeunes filles de Corée du Sud, de Taïwan, voire même de l'Archipel.
En revanche, la part des manuels de sensibilité d'extrême droite qui embellissent plutôt le passé impérialiste du Japon, est, pour chacune, de moins de 1 %. Le livre de l'éditeur Meisei, par exemple, ne représente que 0,5 % en termes de part de marché. En effet, ce dernier mentionne, sans aucun commentaire critique, un discours de Hideki Tojo, le chef du gouvernement en temps de guerre, condamné à mort pour crimes de guerre par le Tribunal de Tokyo.