Aux Etats-Unis, le président Joe Biden a signé hier la loi de défense nationale (NDAA, National Defense Authorization Act) pour l’exercice 2022. Le Pentagone disposera d’un budget de 768 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 5 % par rapport à cette année.
Le texte mentionne la nécessité de renforcer l’alliance dans la région indopacifique pour la « compétition stratégique » avec la Chine. Et d’ajouter qu’il faut consolider notamment celle avec la Corée du Sud et y maintenir les soldats américains à leur niveau actuel, soit un total de 28 500.
La législation détaille aussi que cette continuité répond aux enjeux du traité de défense mutuelle Séoul-Washington, conclu en 1953, et à leur objectif commun d’instaurer la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne.
Seule ombre au tableau, la loi ne comporte plus de clause empêchant d’utiliser le budget en vue de réduire à moins de 28 500 le nombre de GIs stationnés au sud du 38e parallèle. Avant de la supprimer, les Etats-Unis auraient tenté de convaincre le gouvernement sud-coréen, expliquant que l’article en question n’est plus nécessaire, car l’administration Biden n’a aucune intention de baisser le nombre de ses militaires au pays du Matin clair.