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International

Mine de Sado : une ONG japonaise appelle Tokyo à reconnaître le travail forcé

Write: 2022-02-03 09:27:11Update: 2022-02-03 09:58:25

Mine de Sado : une ONG japonaise appelle Tokyo à reconnaître le travail forcé

Photo : KBS News

Une ONG japonaise a érigé un monument qui commémore les Coréens, enrôlés contre leur gré et morts dans la mine de Sado durant l'occupation japonaise. Sur cet édifice est inscrit clairement « enrôlement de force ».

Il s’agit de l'Association pour la mémoire des victimes de l'accident de la mine de charbon de Chosei. Sa présidente, Yoko Inoue, a ensuite demandé à son gouvernement de reconnaître le passé, s'il veut fait inscrire la mine de Sado à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

La militante japonaise s'est ainsi exprimée hier, la veille du 80e anniversaire du triste événement de la mine de Chosei dans laquelle 136 Coréens ont péri, submergés par la mer en 1942.

Inoue a également critiqué le gouvernement nippon de ne pas avoir tenu sa promesse concernant l'île de Hashima. En effet, il avait promis d'exposer des informations historiques sur l'exploitation forcée des Coréens perpétrée sur cette « île cuirassé » pendant la Seconde guerre mondiale, pour l'inscription de ce site sur la liste du patrimoine de l'Unesco. Par ailleurs, elle a pointé du doigt Tokyo qui a limité la candidature de la mine de Sado à l'époque Edo (1603-1867) pour exclure la période de l’occupation du pays du Matin clair, de 1910 à 1945, et ainsi éviter la polémique sur le travail forcé.

Face au mouvement révisionniste qui nie l’esclavage perpétré dans la mine de Sado, elle a précisé que malgré l'existence de certains Coréens venus travailler volontairement, de nombreux témoignages prouvent les conditions inhumaines de travail et l'enrôlement contraint des ouvriers coréens.

Inoue a ainsi confirmé la nécessité de faire éclater la vérité au monde entier sur les atrocités commises par l'empire nippon, dont cette pratique ignoble.

Pour rappel : l’administration de Fumio Kishida a fini par valider la candidature de l'ancienne mine de l’île de Sado à l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.

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