L’avancée des négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord est conditionnée à l’intervention des personnalités du plus haut rang. Ce résultat provient du rapport du think tank américain Quincy Institute, publié avant-hier sur son site officiel. Celui-ci porte sur l’exercice virtuel, mené en octobre dernier, conjointement avec l’entité américaine, l’Institut des Etats-Unis pour la paix (USIP), et celle sud-coréenne, Sejong Institute.
A en croire le document, les deux sommets nord-coréano-américains, organisés sous l’administration de Donald Trump, ont eu des résultats limités, mais ils ont néanmoins montré le potentiel des conséquences d’un échange constructif en ce sens, et de la volonté politique d’un président pleinement engagé pour cette cause.
Les chercheurs ont indiqué que, dans la simulation, la Corée du Nord et les Etats-Unis avaient tous les deux manifesté leur intention de faire des concessions, mais qu’aucun d’entre eux voulait faire le premier pas.
Toujours d’après le rapport, compte tenu du positionnement diplomatique, militaire et économique du pays de l’Oncle Sam, c’est donc lui qui devrait lancer le processus de mise en confiance. Un des moyens mentionné serait que le locataire de la Maison blanche propose dans une lettre des mesures concrètes, comme la levée de l’interdiction de voyage au nord du 38e parallèle et la déclaration officielle de la fin de la guerre de Corée.
Les auteurs ont tout de même conseillé aux autorités américaines de ne pas franchir la ligne rouge en rencontrant le dirigeant nord-coréen trop tôt ou en allégeant des sanctions importantes dès le départ.