Le président des Etats-Unis semble envisager un voyage à Séoul, après le sommet du Quad, l’alliance de son pays avec le Japon, l’Inde et l’Australie, prévu fin mai dans l’Archipel.
Or, la date de son déplacement suscite la curiosité des sud-Coréens, car ces derniers éliront leur nouveau dirigeant en mars, qui entrera en fonction début mai. Cela dit, la Cheongwadae et le ministère sud-coréen des Affaires étrangères ont affirmé qu’ils accueilleraient Joe Biden, si Washington leur adressait une proposition concrète en ce sens.
Lors d’un échange avec les journalistes hier, un des hauts responsables du palais présidentiel a souligné que l’alliance avec les USA était la ligne fondamentale de la diplomatie de Séoul et que la venue du chef de la Maison blanche aussitôt après l’investiture du nouveau gouvernement serait une « opportunité optimale » pour la développer davantage.
Même tonalité dans la réaction du ministère des Affaires étrangères. Lors d’un point de presse, son porte-parole est allé plus loin, promettant de déployer tous les efforts pour faire de ce possible déplacement une réussite, en coopération non seulement avec son allié américain, mais aussi avec le comité de transition du nouveau locataire de la Maison bleue.
Justement, c’est ce comité qui deviendrait alors le partenaire des discussions à l'ordre du jour et le protocole, entre autres. Si le voyage de Biden a lieu comme prévu, il paraît envisageable que la nouvelle administration sud-coréenne coordonne avec Washington essentiellement sa politique vis-à-vis de la Corée du Nord et de l’Indopacifique.