Le ministre des Affaires étrangères Chung Eui-yong s’est entretenu hier par liaison vidéo avec son homologue chinois Wang Yi. Les relations Séoul-Pékin, la question liée à la péninsule et la guerre en Ukraine ont été au cœur de leurs discussions.
D’après la diplomatie sud-coréenne, les deux hommes ont d’abord évoqué le fait que cette année marque le 30e anniversaire de l’établissement des relations entre leurs pays, avant de s’en féliciter. Et de promettre de continuer à travailler main dans la main pour que ces liens bilatéraux mûrissent, soient sains et orientés vers l’avenir. Les deux parties se sont aussi accordées pour élargir leur coopération, plus particulièrement dans les domaines directement liés à la vie de leur population. Cela concerne notamment les chaînes d’approvisionnement en matières premières, les échanges de contenus culturels ou encore l’environnement.
Sur la question intercoréenne, les chefs de la diplomatie des deux nations ont affiché leur convergence de vue sur la nécessité d’empêcher toute dégradation supplémentaire de la situation sécuritaire dans la région. Dans la foulée, ils ont échangé sur les moyens de ramener au plus vite la Corée du Nord à la table du dialogue.
Les dossiers internationaux se sont également invités dans leur conversation. Il s’agit du conflit russo-ukrainien, de la candidature de l’ancienne mine de l’île japonaise de Sado au patrimoine mondial de l’Unesco et du projet, également nippon, de déverser dans l’océan les eaux contaminées de la centrale accidentée de Fukushima.
Concernant la crise en Ukraine, une divergence d’opinion s’est fait sentir entre les deux ministres. Pour Chung, l’intervention russe est incompatible avec les principes de la Charte des Nations unies et le recours à la force provoquant des pertes en vies humaines innocentes ne peut être justifié en aucune circonstance. Et la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance du pays d’Europe de l’Est doivent être respectées. De ce fait, Séoul a décidé de se joindre aux sanctions des Occidentaux contre Moscou.
Wang a pour sa part défendu « les préoccupations raisonnables de chaque pays en matière de sécurité », tout en affirmant la nécessité de respecter les principes et les buts de la Charte.