Les pays membres de l’Agence internationale de l'énergie (AIE) sont convenus de libérer 60 millions de barils de pétrole tirés de leurs réserves d'urgence. 31 nations ont pris cette décision hier lors d’une vidéoconférence en vue de véhiculer le message que l’invasion de l'Ukraine par la Russie ne provoquera pas de pénurie de l’or noir.
C’est la première fois qu’un tel dispositif est envisagé depuis 2011. Le volume qui sera déversé est inférieur à celui de la consommation journalière mondiale. La moitié sera fournie par les Etats-Unis et l’autre proviendra de ses alliés, selon l’agence de presse Bloomberg.
Lors de la réunion, Moon Sung-wook, le ministre sud-coréen de l'Industrie, du Commerce extérieur et de l'Energie a soutenu ce projet en déclarant que Séoul participerait aux efforts de la communauté internationale pour résoudre la crise ukrainienne de façon pacifique, notamment pour les restrictions de l’exportation et les sanctions financières.
Selon le haut fonctionnaire, dès que le calendrier et les autres détails de l’initiative seront fixés, le gouvernement sud-coréen lancera immédiatement les procédures nécessaires, et collaborera également pour assurer la stabilité des autres énergies comme le gaz.
Malgré cette démarche, les prix du baril continuent de grimper. La semaine dernière, celui de Dubaï a dépassé les 105 dollars, une première depuis 2014.