Le quotidien américain Washington Post a publié hier son interview avec le président élu Yoon Suk-yeol. Un entretien qui a largement été consacré à la politique étrangère de la future administration sud-coréenne.
Yoon s’est alors engagé à la porter à la hauteur de la place de l’économie et de la culture du pays dans le monde et à renforcer l’alliance avec les Etats-Unis.
Selon le prochain chef de l’Etat, ces quelques dernières années, la Corée du Sud jouait un rôle passif sur la scène internationale, cherchant à plaire à ses deux voisins agressifs, en l’occurrence la Corée du Nord et la Chine. Mais Séoul devra dorénavant étendre sa sphère diplomatique à l’Europe et à l’ensemble des nations d’Asie, et ce sur la base de ses relations avec Washington et en se focalisant aussi sur celles avec Pyongyang.
Cet ancien procureur devenu homme politique a aussi affiché son ambition de faire du pays du Matin clair un acteur important dans les défis mondiaux comme les chaînes d’approvisionnement mondiales, la crise climatique ou encore la production de vaccins. Sans oublier l’augmentation de l’aide publique au développement.
Yoon a précisé avoir demandé à son équipe d’étudier la possibilité de multiplier l’assistance à l’Ukraine, qualifiant d’insuffisante l’enveloppe de 10 millions de dollars promise par le gouvernement sortant. Et d’évoquer la nécessité pour Séoul de se joindre plus activement aux efforts de la communauté internationale pour faire pression sur la Russie.
Sur les liens avec Pékin, le prochain président de la République a martelé ne pas considérer la dépendance économique de son pays vis-à-vis de l’empire du Milieu comme étant à sens unique.
Le Washington Post a par ailleurs évoqué le fait que Yoon a défini son voisin du Nord comme l’ennemi principal de sa nation. Le journal a alors estimé qu’il se démarquerait de son prédécesseur Moon Jae-in sur le dossier nucléaire du royaume ermite.
Enfin, à propos de la brouille diplomatique et historique entre la Corée du Sud et le Japon, le dirigeant s’est déclaré certain que l’heure sera désormais à la réconciliation entre les deux voisins.