Le mouvement révisionniste gagne du terrain au Japon. Selon l’analyse de l’agence de presse Yonhap, parmi ses 14 manuels scolaires d’histoire qui ont été certifiés cette année, seulement un décrit que les Coréens étaient emmenés de force dans des mines, des usines ou à l’armée durant la colonisation nippone. Le reste emploie des termes plus modérés comme la « mobilisation » ou l’« enrôlement ».
Or, avant que le gouvernement japonais ait déterminé le 27 avril 2021 dans une réunion du Cabinet que l’expression « de force » était inconvenable, 21 types sur 31 ont qualifié ces agissements ainsi. Certains d’entre eux ont indiqué que les Coréens étaient victimes de l’exploitation, ou ont insinué la nature forcée des « femmes de réconfort », esclaves sexuelles de l’armée impériale de l’archipel.
Pourtant, cette année, l’exécutif a fait des remarques à 14 reprises aux maisons d’édition qui n’ont pas suivi son conseil, et celles-ci ont dû modifier leurs textes. Daiichi Gakushusha, le seul éditeur qui a conservé l’expression de « mobilisation contrainte » a vu son manuel agréé après avoir ajouté le commentaire que le gouvernement japonais estime que les travailleurs coréens sont venus pour un tas d’autres raisons.
L’année dernière, avant l’examen de certification, le ministère nippon de l'Education a même expliqué la décision gouvernementale devant les cadres des maisons d’édition pour les inciter à effectuer la modification.
La nouvelle version des manuels sera utilisée par les élèves qui sont entrés le lycée cette année.