Le Comité monétaire et financier international du FMI s’est réuni hier à Washington. La Corée du Sud y est représentée par son vice-Premier ministre à l’Economie. Or, Hong Nam-ki s’est joint à ses homologues occidentaux pour quitter la salle de conférence en vue de protester contre l’invasion russe de l’Ukraine.
Lors d’un échange avec les correspondants des médias sud-coréens dans la capitale américaine, à l’issue de la réunion, il a précisé que deux tiers des ministres des 18 pays et des patrons de six organisations internationales, assis au premier rang de la table ronde, avaient claqué la porte, lorsque le ministre russe Anton Siluanov a prononcé son discours virtuel. Parmi les 12 Etats figurent, outre la Corée du Sud, la totalité des membres du G7. En revanche, les six autres pays, dont l’Espagne et l’Inde, ne les ont pas rejoints. Ils sont opposés aux sanctions contre Moscou.
Hong était cependant resté dans la salle lors de la rencontre des ministres des Finances du G20, tenue la veille, alors que là aussi, Siluanov s’était exprimé en ligne. Leurs homologues de plusieurs pays sont partis ou ont éteint leur écran pour contester la présence de la Russie.
Par ailleurs, le ministre sud-coréen a profité de son déplacement à Washington pour rencontrer la secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Janet Yellen. A cette occasion, il a fait valoir que Séoul était prêt à faire front commun contre Moscou et à prendre part aussi au « cadre économique de l’Indopacifique », connu sous le nom d’IPEF. Une stratégie indopacifique de l’administration Biden visant à promouvoir la coopération entre les pays de cette région.