La délégation de consultation politique entre Séoul et Tokyo est arrivée hier au Japon. Dépêchée par le président élu Yoon Suk-yeol, elle a pour mission de construire la nouvelle base des relations bilatérales. Elle prévoit de transmettre au Premier ministre nippon Fumio Kishida la lettre du futur chef de l’Etat sud-coréen qui devrait faire preuve de sa volonté de renouer leur collaboration.
Pendant le séjour de cinq jours, le groupe diplomatique, qui a à sa tête le vice-président de l’Assemblée nationale Chung Jin-suk, prévoit de s’entretenir avec les personnalités du gouvernement et du milieu politique et économique de l’archipel afin de partager la vision de Yoon sur l’avenir des deux pays. Selon Chung, ces réunions auront pour objectif de créer une relation coopérative en faveur de l’intérêt des deux nations.
Si la délégation sud-coréenne rencontre Kishida, la présence de ce dernier à la cérémonie d’investiture de Yoon, prévu le 10 mai, et l’éventuelle tenue du sommet bilatéral devraient être au menu de la discussion.
L’enjeu actuel principal entre la Corée du Sud et le Japon est le conflit historique non réglé, notamment le dédommagement des victimes du travail forcé pendant l’occupation nippone. La justice sud-coréenne a ordonné de vendre les patrimoines de l’entreprise Nippon Steel dans le pays du Matin clair pour indemniser les victimes, mais cette décision est considérée comme inacceptable par Tokyo.
Les représentants de Yoon s’attendent à ce que cette visite marque le début du développement de relations bilatérales tournées vers l’avenir.