Séoul continue de réagir à l’article récemment publié dans les colonnes d’un quotidien conservateur iranien. Dans sa chronique, le rédacteur en chef du journal a insisté sur la nécessité de bloquer la navigation de bateaux sud-coréens dans le détroit d’Ormuz pour récupérer les fonds iraniens gelés dans des banques sud-coréennes.
Le 18 avril, le ministère des Affaires étrangères a fait venir à son siège l’ambassadeur de la République islamique à Séoul, et lui a fait part de sa protestation. Il est aussi à pied d’œuvre pour plancher sur les mesures à prendre, et ce en consultation avec des experts internationaux de la question iranienne.
Son premier vice-ministre Choi Jong-kun s’est entretenu hier par téléphone avec l’émissaire spécial de Joe Biden pour l’Iran, Robert Malley, et le coordinateur de l'Union européenne, chargé de superviser les pourparlers sur le nucléaire iranien, Enrique Mora.
Leurs échanges ont porté sur l’évolution des négociations sur le retour de Washington et de Téhéran dans l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien (JCPOA). D’autant que leur aboutissement permettra aussi de débloquer l’argent en question.
Pour rappel, les gardiens de la révolution, l’armée idéologique du pays du Moyen-Orient avait détourné, en janvier 2021, un pétrolier sud-coréen et ses marins dans le détroit d’Ormuz en représailles au gel des fonds de sept milliards de dollars, provenant de la vente de pétrole iranien et faisant l’objet des sanctions américaines.