Dernier rebondissement dans la tentative du chanteur Yoo Seung-jun, alias Steve Yoo, pour regagner son pays d’origine. Le Tribunal administratif de Séoul a désavoué la vedette de la k-pop des années 90 qui a intenté un procès afin de faire annuler la décision du refus de délivrance de visa auprès du consulat général de Corée du Sud à Los Angeles.
Selon le verdict rendu hier, le refus est justifié par le fait que l’intérêt général prime sur l’intérêt personnel dont cet Américain d’origine coréenne pourrait jouir avec la délivrance du visa en question. Le tribunal en première instance a estimé que l’ancienne star, aujourd’hui âgée de 45 ans, n’avait pas fait d’efforts pour remplir son devoir en tant que sud-Coréen.
Pour rappel, tout a commencé en 2002 quand Yoo a opté pour la nationalité américaine. Sa démarché a alors provoqué un tollé général parce que son geste a été considérée comme un moyen de se soustraire au service militaire, obligatoire pour tous les hommes sud-coréens en bonne santé. Par la suite, le chanteur s’est vu refuser l’entrée en Corée du Sud.
En 2015, l’auteur de nombreux tubes comme « Nightmare » a tenté une première fois d’obtenir un titre de séjour F-4, destiné aux expatriés et immigrés d’origine sud-coréenne, mais le consulat général à Los Angeles a rejeté sa demande. Ainsi la même année, a-t-il engagé un procès contre cette décision qu’il a fini par gagner en troisième instance en mars 2020.
A l’époque, la Cour suprême a jugé ce refus illégal en ce qu’il n’a pas voulu exercer son propre pouvoir discrétionnaire pour se contenter de suivre une précédente décision que le ministère de la Justice avait pris d’interdire l’entrée du territoire à Yoo. Malgré ce verdict, le consulat général à LA a persisté dans son refus de délivrer un visa. Steve Yoo a alors saisi de nouveau la justice sud-coréenne pour finalement perdre une fois encore.