Les Etats-Unis entretiennent des relations étroites avec la Corée du Sud ainsi qu’avec le Japon. L'ordre dans lequel le président américain fera ses visites n'est pas du tout important. C'est ce qu'a répondu la porte-parole de la Maison blanche au point de presse tenu le 2 mai.
En effet, des journalistes ont demandé la raison pour laquelle le numéro un américain Joe Biden se rendrait d'abord à Séoul et non pas à Tokyo, un programme plutôt inhabituel comparé au fait que depuis 60 ans, la majorité de ses prédécesseurs avaient commencé leur périple en Asie du Nord-est dans l’Archipel.
La 1re tournée du président Biden dans cette région commencera ainsi par un déplacement au pays du Matin clair du 20 au 22 mai pour un tête-à-tête avec son nouvel homologue Yoon Suk-yeol. Il s’envolera ensuite pour le Japon pour un sommet Washington-Tokyo, le 23 mai, et participera le lendemain au Dialogue quadrilatéral pour la sécurité, connu sous le nom de Quad.
Aux journalistes qui demandaient si la venue à Séoul ainsi programmée pourrait représenter la volonté du locataire de la Maison blanche de se concentrer davantage sur le dossier nord-coréen ou d'inciter la Corée du Sud à rejoindre le Quad, Jen Psaki a répondu qu'il y avait de nombreuses façons de collaborer entre Séoul et Washington, et que les deux nations entretenaient un partenariat extrêmement important et solidaire.
Par ailleurs, l'officielle a souligné que le Quad resterait tel quel et que diverses pistes de coopération seraient explorées pour consolider les relations entre les deux alliés traditionnels.
Quant aux sujets de discussion du sommet Yoon-Biden, Psaki a expliqué que la Corée du Nord occuperait une part assez importante, avant d'ajouter que l'agenda deviendrait plus riche à l'approche de la tournée en Asie.