La Corée du Sud a dû décider de suspendre, mercredi, le deuxième lancement de sa première fusée spatiale de sa propre conception baptisée KSLV-II, appelée plus communément « Nuri », alors que l’engin avait été érigé sur le pas de tir et partir dans l’espace le lendemain. En effet, l'Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI) avait détecté une anomalie liée au capteur de niveau dans le réservoir d'oxydant de l'appareil.
A quelle date alors le pays pourra-t-il reprogrammer son lancement ? Cela dépendra de là où se situe le dysfonctionnement en question. C’est ce qu’a déclaré le KARI hier. Selon l’institut, le problème sera vite réglé si l’anomalie est située au harnais électrique, c’est-à-dire les faisceaux de câbles, ou bien à la boîte de processeurs de signaux, installés à l’extérieur du réservoir d’oxydant.
Par contre, s’il s’agit d’une défectuosité concernant le capteur de niveau lui-même, placé à l’intérieur du réservoir, il faudra plusieurs jours voir plusieurs semaines. En effet, il sera dans ce cas nécessaire de démonter les deux premiers des trois étages. Cette opération est plus délicate et plus périlleuse que de les monter en termes de sécurité, ce notamment en raison de la présence de produits explosifs et d’un dispositif d’allumage dans le moteur.
Si la résolution du problème en question dépasse la période provisoire du 16 au 23 juin, le KARI devra convoquer la commission de lancement de Nuri afin de fixer un nouveau calendrier. Il faudra aussi prendre en compte le temps nécessaire pour en informer les organisations internationales compétentes. Sans oublier les intempéries saisonnières telles que la mousson et les typhons. C’est bientôt la période de « jangma » au pays du Matin clair.