Samsung Electronics a réussi pour la première fois au monde à produire en masse des puces gravées en 3 nanomètres. Ainsi, le géant sud-coréen prend une longueur d'avance sur son éternel rival taïwanais TSMC.
Afin de marquer la première expédition des puces 3 nanomètres de nouvelle génération élaborées grâce à la technologie de transistor Gate-All-Around (GAA), une cérémonie a été organisée au centre de production de Hwaseong, à quelque 40 kilomètres au sud de Séoul. Une centaine de personnes y ont assisté, dont le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Energie Lee Chang-yang et le chef de la division des solutions d'appareils Samsung Electronics Kyung Kye-hyun.
La firme sud-coréenne a annoncé à la fin du mois dernier le lancement de la production en masse de ses nouvelles puces. Elle est alors devenue la première à appliquer cette technologie la plus avancée parmi les différents procédés de fabrication de semi-conducteurs, devant ses concurrents TSMC et l’américain Intel.
Selon Samsung Electronics, cette innovation dernier cri permet la baisse de la consommation d'énergie de 45 % et une réduction de surface de 16 %, tout en apportant une amélioration de la puissance de 23 % par rapport au processus existant FinFET. Rappelons que le fabricant de pointe du pays du Matin clair a commencé à étudier la structure des transistors GAA au début des années 2000 et à l’appliquer dans le processus de la fabrication des puces 3 nanomètres dès 2017 avant de réussir à les produire en série.
Lors de la cérémonie, Samsung Foundry a exprimé son ambition de devenir le leader mondial grâce à sa technologie innovante. Dans son discours, le PDG de la division a déclaré que Samsung a ainsi ouvert un nouveau chapitre dans le monde de la fonderie.
Les professionnels du secteur estiment que la production en série des puces gravées en 3 nanomètres par Samsung pourrait entraîner un changement important sur le marché, actuellement dominé par TSMC. Sachez qu’au premier trimestre de cette année, l’entreprise taïwanaise représentait 53,6 % des ventes alors que Samsung ne tablait qu’à 16,3 %.