Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andrei Rudenko s’est entretenu hier à Pékin avec Liu Xiaoming, représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires coréennes. C’est l’agence russe TASS qui a publié le jour même cette information, indiquant que les deux hommes avaient échangé sur la situation dans la péninsule.
La diplomatie russe a précisé que « les deux parties avaient discuté de la poursuite des tensions dans cette région, du fait de l’accroissement sans précédent des activités militaires disproportionnées que les Etats-Unis et leurs alliés y déploient ces dernières années, ainsi que de l’exécution de leur plan nucléaire commun ». Avant d’ajouter qu’une telle ambition nuit à l’équilibre stratégique en Asie du Nord-est, aiguise les tensions et déclenche aussi la course aux armements.
Le plan mentionné semble être l’accord auquel sont parvenus Joe Biden et Yoon Suk-yeol, lors de la visite de ce dernier à Washington en avril. Les deux présidents avaient alors signé une déclaration, qui prévoit notamment la création d’un groupe consultatif nucléaire. Avec pour objectif de permettre à Séoul de mieux appréhender le concept américain de dissuasion élargie, qui le protège.
Le ministère russe a en même temps souligné que Moscou et Pékin poursuivraient leurs efforts pour soutenir conjointement une solution politique et diplomatique du problème nucléaire et des autres dossiers dans la région, et ce conformément à l’inquiétude légitime du pays concerné sur sa sécurité nationale.
Rudenko a également été reçu dimanche par le chef de la diplomatie chinoise Qin Gang. L’occasion pour les deux nations de convenir de renforcer leur communication et de défendre leurs intérêts communs.