A l’Assemblée nationale, les députés continuent d’interroger les ministres sur les actions de l’exécutif. Aujourd’hui, pour la troisième journée de ces séances de questions au gouvernement, les sujets d’actualité économique s’y invitent.
Lors de la séance d’hier, consacrée à la diplomatie, à la réunification et à la sécurité, le parti au pouvoir et ceux de l’opposition se sont affrontés notamment sur la politique étrangère de l’administration de Yoon Suk-yeol ainsi que sur sa position à l’égard du déversement en mer des eaux contaminées de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima au Japon.
L’élu du Parti du pouvoir du peuple (PPP), Sung Il-jong, a notamment soulevé un soupçon, selon lequel le gouvernement de Moon Jae-in, le prédécesseur de Yoon, aurait fait pression sur l’Institut sud-coréen de recherche sur l’énergie atomique (KAERI) pour qu’il retire une thèse publiée en octobre 2020. Le centre d’études y a écrit que le rejet des eaux en question n’aura pas de conséquences sur les mers sud-coréennes.
Pour le législateur du mouvement présidentiel, l’administration de Moon aurait ainsi voulu exploiter pour son compte les sentiments antijaponais de ses citoyens. Dans la foulée, il a enjoint le Minjoo, dont fait partie lui aussi l’ex-président de la République, à ne plus lui emboîter le pas.
En retour, le député Kim Byung-joo du Minjoo a réfuté que c’était la Marine nationale qui était touchée de plein fouet par l’évacuation des eaux polluées.
S’agissant de la politique étrangère du gouvernement de Yoon, la principale force de l’opposition a notamment fustigé le renforcement de la coopération entre le pays du Matin clair, les Etats-Unis et le Japon. Et le PPP et le Premier ministre Han Duck-soo l’ont défendue, précisant que cette collaboration tripartite a permis à Séoul de s’assurer d’une dissuasion renforcée.