Est-ce la fin de la guerre des nerfs entre Lee Jae-myung et les procureurs ? Le patron du Minjoo a finalement décidé de se présenter ce samedi devant le Parquet, qui l’a convoqué cette fois dans le cadre de son enquête sur les soupçons de corruption passive, qui pèsent sur cet ancien rival malheureux de Yoon Suk-yeol à l’élection présidentielle de 2022.
Les investigateurs suspectent le chef du premier parti de l’opposition d’être intervenu dans les transferts d’une importante somme d’argent vers la Corée du Nord par le groupe sud-coréen Ssangbangwool, à la place de Lee, pour effectuer une visite au royaume ermite. Au moment des faits, il dirigeait la province de Gyeonggi.
Avant sa décision d’aller être auditionné ce samedi par les procureurs, Lee avait engagé un intense bras de fer avec ces derniers autour de la date de sa comparution, la cinquième depuis le début de l’année. Son nom est cité dans plusieurs affaires de corruption ou d’abus de confiance dans lesquelles il serait impliqué lorsqu’il était maire de Seongnam, de 2010 à 2018, puis gouverneur du Gyeonggi, de 2018 à 2021. Elles sont liées notamment aux projets de développement de certains quartiers de la ville en banlieue sud de Séoul en complexes d’appartements.
Lee a d’ailleurs entamé jeudi dernier une grève de la faim pour une durée indéterminée pour protester contre l’administration de Yoon Suk-yeol.