L’Unesco va adopter un texte exhortant le Japon à lancer un « dialogue durable » avec les pays concernés par le travail forcé exercé sur son île de Hashima. Cette dernière fait partie des sites qui sont entrés en 2015 dans la liste du patrimoine mondial.
Selon le site Internet du comité onusien et les autorités diplomatiques sud-coréennes, les 21 nations membres évalueront le rapport soumis par Tokyo en décembre dernier, durant la 45e réunion du comité en cours à Riyad, en Arabie saoudite.
Rappelons que le Japon avait promis, en 2015, qu’il ferait connaître l’« histoire complète » des sites de la révolution industrielle Meiji, y compris sur les Coréens forcés à travailler sur l’île en question, sous l’occupation nipponne. Cependant, il n’a pas tenu sa parole et a été pointé du doigt. Et en juillet 2021, le comité onusien a exprimé exceptionnellement ses « forts regrets » envers l’archipel. Il lui a demandé de déposer le rapport dont le résultat d’évaluation sera publié durant la réunion de cette année.
L’avant-projet de la déclaration indique que le comité encourage le gouvernement japonais non seulement à mener des études supplémentaires, une collecte et une vérification des données, mais aussi à continuer à discuter avec les pays concernés. Il devra aussi rapporter au Centre du patrimoine mondial de l’Unesco les dispositifs qu’il aura mis en place, avant le 1er décembre 2024.
Un officiel diplomatique sud-coréen a fait savoir aujourd’hui, que Séoul ferait part de sa position après l’adoption du document. Avant d’ajouter que celui-ci devrait être adopté entre le 14 et le 16 septembre.