La demande d’autorisation d’arrestation contre Lee Jae-myung, émise lundi par le Parquet, a été soumise ce matin à la session plénière de l'Assemblée nationale. Pour rappel, le chef du Minjoo, la principale formation de l'opposition, fait l'objet de soupçons de corruption et d'abus de confiance dans deux affaires : l'une concerne le transfert de fonds vers la Corée du Nord effectué par le fabricant de sous-vêtements Ssangbangwool en 2019 alors qu’il était le gouverneur de la province de Gyeonggi et l'autre un projet de développement immobilier dans le district de Baekhyeon dans la ville de Seongnam dont il était le maire au milieu des années 2010.
L'Assemblée nationale dispose de 72 heures pour voter la motion d'arrestation après l'inscription de celle-ci à l’ordre du jour de sa session plénière. Elle devrait procéder au vote lors de la séance de jeudi. Si elle est adoptée, le tribunal pourra interroger le législateur pour décider de délivrer ou non le mandat en question.
Par ailleurs, une motion de censure contre le Premier ministre Han Duck-soo et une demande de destitution contre le procureur Ahn Dong-wan ont également été inscrites à la session plénière du Parlement.
Les deux textes ont été déposés par le Minjoo. Le premier est accusé d'incompétence par ce dernier. Quant à Ahn, il lui est reproché d'avoir abusé de son pouvoir pour inculper une victime d'une affaire de faux espions nord-coréens. Ces motions devraient également être mises au vote demain dans l’Hémicycle.