Le Bureau présidentiel de Yongsan a riposté aujourd’hui à la critique de l’ancien chef de l’Etat Moon Jae-in sur la politique des affaires étrangères et de sécurité de l’administration actuelle. Il a affirmé que l’augmentation de l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord s’était accélérée sous le mandat du dirigeant précédent.
Pour rappel, l’ex-locataire de la Cheongwadae a donné hier un discours lors d’une cérémonie commémorant le cinquième anniversaire de la Déclaration commune de Pyongyang. Il a déclaré que seules l’administration de Roh Moo-hyun et la sienne n’avaient subi aucun conflit militaire avec le pays communiste.
Le lendemain, l’exécutif en place a ainsi réfuté ces propos. Selon lui, la véritable paix est celle « par la force ». Quant à l’accord signé le 19 septembre 2018 entre le prédécesseur de Yoon Suk-yeol et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, le gouvernement a indiqué qu’il en jugerait à un temps approprié. Avant d’ajouter que le régime a violé cette entente depuis la prise de fonction de Yoon. La présidence a fait savoir également que l’accord en question a réduit ses équipements de surveillance et de patrouille et ses forces militaires.
Par ailleurs, le numéro un sud-coréen abordera les échanges militaires entre Pyongyang et Moscou lors de l’Assemblée générale des Nations unies, dans la nuit de mercredi à jeudi, à New York.
Le premier adjoint au conseiller présidentiel à la sécurité nationale Kim Tae-hyo a indiqué que le président Yoon mettrait en garde contre l’illégalité et la dangerosité des transactions militaires entre la Russie et la Corée du Nord, et appellerait à une réponse unifiée de la communauté internationale. Le chef de l’Etat ne fera toutefois pas mention de la responsabilité de Pékin, ce qui sous-entend sa volonté de gérer les relations avec l’empire du Milieu de manière plus active.