Chuseok est peut-être une occasion pour les sud-Coréens de se poser une question sur la réunification avec la Corée du Nord. Afin de tenter d’y répondre, un député du Minjoo, la première formation de l’opposition, a diffusé aujourd’hui les résultats d’un sondage récent à ce sujet.
Selon ce baromètre réalisé pour le ministère de la Réunification du 19 au 30 juin, plus de sept sud-Coréens sur dix (72,1 %) pensent qu’il faut réunifier la péninsule divisée depuis plus de sept décennies. Des chiffres comparés à 76,1 % et 73 % lors des deux autres enquêtes effectuées respectivement entre le 22 juin et le 5 juillet 2022 et du 1er au 12 décembre de la même année, également pour le ministère, donc après l’arrivée au pouvoir de Yoon Suk-yeol.
Interrogés sur la raison pour laquelle la réunification est nécessaire, cette fois, le plus grand nombre de répondants (28,2 %) ont fait état de l’atténuation des tensions militaires, comme lors du sondage mené en décembre dernier. L’élu du Minjoo explique cela par le durcissement de la politique nord-coréenne de l’administration de Yoon.
L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 hommes et femmes adultes à travers le pays par téléphone mobile. Son taux de confiance est de 95 % avec une marge d'erreur de plus ou moins 3,1 points.