Aujourd’hui, l'Assemblée nationale tiendra une session plénière à 14 heures pour soumettre au vote la proposition de nomination de Lee Gyun-yong à la tête de la Cour suprême.
Le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation au pouvoir, affirme que, malgré que la déclaration des biens du candidat soit incomplète, cela ne constitue pas une raison cruciale de disqualification. Le camp présidentiel souligne ainsi que la proposition de nomination devrait être acceptée.
Cependant, les partis de l'opposition s'opposent en qualifiant cette désignation d’inappropriée. Le Minjoo, la première force de l’opposition, tiendra une réunion juste avant le vote pour décider de sa position sur cette affaire. Le Parti de la justice, un petit mouvement progressiste, quant à lui, a déjà déclaré qu'il voterait contre, en mettant en question le processus de formation des biens de Lee.
Pour être nommé président de la Cour suprême, la présence de la majorité absolue des députés actuels de l'Assemblée nationale et l’approbation d’au moins la moitié des élus sont nécessaires. Toutefois, le rejet d'un candidat à la tête de la plus haute juridiction du pays s'est produit une seule fois en 1988, sous le gouvernement de Roh Tae-woo.
Précédemment, le comité spécial d’audition de confirmation des candidats du Parlement a décidé, le 21 septembre, le rapport d'examen de la proposition de nomination de Lee, qui contenait à la fois l'avis favorable du parti au pouvoir et celui défavorable de l'opposition. Ce dernier avait provoqué des polémiques, car il avait omis de déclarer les actions non cotées d'une valeur d'un milliard de wons, soit 700 000 euros, détenues en commun avec sa famille, ainsi que les comptes à l'étranger de ses deux enfants résidant hors du pays.
Le candidat, quant à lui, a plaidé hier pour une chance de servir en tant que président de la Cour suprême, promettant de vendre les actions non cotées en question de la manière la plus transparente et intègre possible.