L’Assemblée nationale a retoqué la nomination de Lee Gyun-yong au poste de chef de la Cour suprême. Lors de la session plénière qui a eu lieu cet après-midi, les 295 députés présents dans l’Hémicycle ont voté : 118 pour, 175 contre et deux abstentions.
C’est la première fois que la désignation d’un candidat à la tête de la plus haute juridiction du pays est rejetée depuis 1988, à l'époque sous l’administration de Roh Tae-woo.
Le Minjoo, la première force de l’opposition, et le Parti de la justice ont organisé respectivement une réunion générale peu de temps avant le vote, et ont décidé de s’y opposer. Au contraire, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), le mouvement présidentiel, a sollicité la coopération des autres formations.
Le consentement du Parlement est indispensable pour diriger la Cour suprême. Le siège de patron devrait encore être vacant pour un certain temps alors que Kim Myeong-soo a fini son mandat le 24 septembre. Le processus de nomination doit recommencer de zéro avec tout d’abord la désignation d'un nouveau candidat.
Le Bureau présidentiel de Yongsan a, pour sa part, exprimé ses regrets sur ce rejet en déclarant que l’opposition prenait en otage les droits des citoyens afin de mener une lutte politique.