A environ un mois du choix de la ville d’accueil de l’Exposition universelle de 2030, le Premier ministre sud-coréen effectue en ce moment une tournée européenne de promotion de la candidature de Busan.
Hier, à Paris, sa première destination, Han Duck-soo a ouvert un colloque dédié. Pas moins de 200 personnalités y étaient présentes. Parmi elles figurait le secrétaire général du Bureau international des Expositions (BIE).
Le chef du gouvernement sud-coréen a alors déclaré que si l’événement avait lieu dans la deuxième ville de Corée du Sud, « il deviendrait une plateforme de solidarité qui permettra de coopérer pour surmonter les défis auxquels nous sommes confrontés et pour réduire le fossé entre les Etats ».
Le spécialiste américain de prospective économique Jeremy Rifkin et le professeur Sam Richards à l’université d’Etat de Pennsylvanie sont intervenus lors du colloque pour défendre la candidature de Busan. Et les patrons des quatre premiers conglomérats du pays du Matin clair ont eux aussi sollicité sur place le soutien des pays membre du BIE.
Han a écrit sur les réseaux sociaux qu’après l’investiture de l’administration de Yoon Suk-yeol, des responsables gouvernementaux et des dirigeants de grandes entreprises avaient effectué un total de 409 tours de la Terre et rencontré quelque 2 300 personnalités de 175 nations afin de tenter de les persuader de soutenir la candidature de Busan.
Il a par ailleurs été reçu hier par son homologue française Elisabeth Borne. Les moyens de renforcer les relations entre leurs pays, notamment le suivi du sommet de juin entre Yoon Suk-yeol et Emmanuel Macron, ont été au cœur de leurs discussions.
Les deux Premiers ministres ont aussi affiché leur convergence de vues sur la nécessité pour la communauté internationale de travailler main dans la main face aux provocations nucléaires et balistiques continues de Pyongyang. Dans le même temps, ils ont réaffirmé leur volonté de faire front commun au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. La France est l’un de ses cinq membres permanents et la Corée du Sud rejoindra l’organe en janvier prochain en tant que membre non permanent pour la période 2024-2025.
D’après le Bureau du Premier ministre sud-coréen, son occupant a également exhorté l’Hexagone à créer un environnement favorable aux entreprises de son pays dans l’application du nouveau bonus écologique à partir de janvier prochain.