On en sait beaucoup plus sur ce qu’a dit le président de la République lors de la conférence d’urgence qu’il a convoquée hier pour faire le point sur les éventuelles conséquences économiques et sécuritaires du conflit entre Israël et le Hamas.
Les participants à la réunion ont alors qualifié d’acte de terrorisme le massacre de civils par le mouvement islamiste palestinien, avant de le condamner fermement et de promettre la coopération avec la communauté internationale.
« La guerre a déjà fait plusieurs milliers de morts et blessés et on ne peut pas exclure qu’elle s’élargisse, puisque les intérêts de plusieurs pays s'y sont mêlés », a déclaré Yoon Suk-yeol.
Au cours des discussions, les moyens de surveiller à la loupe l’évolution des marchés financiers et des prix à la consommation ont donc été abordés. D’autant que l’incertitude grandit dans et hors du pays, et que la Corée du Sud est fortement dépendante de ses partenaires étrangers.
D’emblée, le président Yoon leur a ordonné de gérer de manière préventive la crise, et ce pour ne pas infliger de pertes au peuple, le cas échéant.
Côté sécurité, le dirigeant a demandé à son gouvernement de faire en sorte de rapatrier les ressortissants d’Israël et de préparer aussi des mesures de sécurité pour les sud-Coréens qui s’y sont installés et qui y voyagent.
Dans ce contexte, certains insistent sur la nécessité de tirer les leçons de l’attaque du Hamas pour invalider l’accord militaire intercoréen, signé le 19 septembre 2018, sous l’administration précédente. A ce stade, le Bureau présidentiel de Yongsan a coupé cout à une telle possibilité