L’Assemblée nationale poursuit son audit annuel de l’activité du gouvernement, lancé mardi. Hier, lors de sa deuxième journée, le crêpage de chignon s’est poursuivi entre le parti au pouvoir et l’opposition.
Au sein de la commission permanente de la législation et des affaires juridiques, le manque de vérification des dossiers de candidature pour les postes hauts gradés comme ceux de ministres ou de président de la Cour suprême a été mis sur la sellette.
L’opposition s’en est prise au ministère de la Justice qui l’effectue depuis l’arrivée au pouvoir de Yoon Suk-yeol. Le garde des sceaux Han Dong-hoon s’est défendu d’avoir rassemblé seulement les documents nécessaires pour vérifier, par exemple, le passé ou le patrimoine des candidats choisis pour les fonctions concernées. Selon lui, c’est au Bureau présidentiel de Yongsan de prendre la décision finale, avant d’annoncer des nominations.
La guerre des nerfs est aussi restée engagée entre les deux camps à propos du mandat d’arrêt contre Lee Jae-myung. Selon les élus du Minjoo, la principale force de l’opposition, afin d’exhorter, le mois dernier, le Parlement à autoriser par le vote le tribunal à auditionner leur patron, le ministre Han a fait état des chefs d’accusation pesant contre Lee comme s’il s’agissait d’un jugement définitif. Si sa requête a finalement été approuvée par l’Assemblée, le tribunal n’a pas délivré le mandat. Lee a donc échappé à l’emprisonnement.
Par ailleurs, le pacte militaire signé le 19 septembre 2018 entre les deux Corées a occupé le débat de la commission permanente de la diplomatie et de la réunification. Les députés du parti au pouvoir ont affirmé que cet accord constituait un obstacle pour faire face aux provocations nord-coréennes. A contrario, ceux de l’opposition ont rétorqué que c’était un dispositif de prévention des affrontements armés Nord-Sud.