Séoul a annoncé qu’il était en communication avec Pékin pour vérifier l’allégation d’une association civile concernant le transfert massif de réfugiés nord-coréens en Chine vers la Corée du Nord juste après la clôture des Jeux asiatiques de Hangzhou.
Le porte-parole du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, Lim Soo-suk, a souligné, lors d’un briefing régulier hier, que le gouvernement sud-coréen continuait de demander la coopération de l’empire du Milieu afin que ces transfuges nord-coréens puissent se rendre en toute sécurité et rapidement là où ils le souhaitent sans être rapatriés dans leur pays contre leur volonté.
« Justice pour la Corée du Nord » (JFNK), une ONG de défense des droits de l'Homme au royaume ermite, a annoncé hier que plus de 600 réfugiés nord-coréens, détenus dans les provinces de Liaoning et de Jilin en Chine, avaient été renvoyés de force vers leurs terres d’origine ce lundi vers 20h. Selon cette organisation, le rapatriement forcé a commencé en août dernier par le renvoi d’environ 90 d'entre eux au moyen de deux autobus, et s’est achevé après la fin des Jeux asiatiques avec un transfert massif de 2 600 personnes détenues en Chine.
La communauté internationale a appelé à l’application du principe de non-refoulement. Cependant, Pékin maintient sa position selon laquelle ces nord-Coréens ne sont pas des réfugiés, mais des migrants illégaux qui ont franchi la frontière clandestinement.