Après l'annonce du gouvernement de son intention d'augmenter le nombre de places dans les facultés de médecine, le parti au pouvoir et l'opposition ont approuvé d'une voix quasi unanime la décision de l'exécutif, avec quelques divergences dans les détails.
Le Parti du pouvoir du peuple (PPP) a souligné la gravité du manque de personnel médical dans les milieux ruraux, accentuée depuis le gel du nombre de places en médecine en 2006. Le mouvement présidentiel a également fait part de sa préoccupation liée à la hausse de la demande de soins des personnes âgées. Avant d'affirmer que, pour y remédier, la seule solution qui s'impose consisterait à accroître le nombre d'élèves en médecine.
Le Minjoo, la première force de l'opposition, a de son côté estimé que l'augmentation du nombre de places dans les facultés de médecine existantes ne suffirait pas pour pallier la désaffection des médecins dans les disciplines essentielles et dans les régions rurales. Dans la foulée, il a proposé d'ouvrir de nouveaux établissements de formation qui seront placés sous la tutelle des autorités publiques et dont les diplômés auront l'obligation de servir dans le domaine de la santé publique pendant une durée déterminée. La formation de centre-gauche a également suggéré d'obliger les médecins formés dans les facultés locales à exercer dans les régions concernées.
Cependant, du côté des médecins, ils ont manifesté leur opposition au plan gouvernemental. Pour eux, le relèvement du quota d'étudiants en médecine n'est pas une solution de fond et il faudrait plutôt explorer les moyens de mieux répartir les médecins, augmenter leur rémunération et améliorer leurs conditions de travail. Hier soir, les associations de médecins ont alors organisé une réunion d'urgence pour discuter des mesures à prendre suite à l'annonce gouvernementale. A l'issue de plus de deux heures de débat, ils ont décidé d'entamer une action de protestation si ce dernier impose son plan à marche forcée sans consulter les professionnels du secteur.