Le premier satellite de reconnaissance de l'armée sud-coréenne sera lancé le 30 novembre prochain depuis la base aérienne américaine Vandenberg, en Californie, à bord d'une fusée Falcon 9 conçue par SpaceX. C'est ce qu'a fait savoir vendredi dernier Shin Won-sik, le ministre sud-coréen de la Défense, lors d'une rencontre avec les journalistes.
Le lancement fait partie du « projet 425 », qui consiste à tirer cinq satellites militaires de tailles moyenne et grande, tous d'à peu près 800 kg, d'ici 2025. Plus précisément, quatre d’entre eux sont équipés d'un radar à synthèse d'ouverture (RSO) et l’autre est doté de matériaux électro-optiques et infrarouges. C’est ce dernier qui sera tiré à la fin du mois.
Conçu à partir d'« Arirang 7 », un satellite multifonctions sud-coréen, cet engin est développé depuis 2018 par l'Institut de recherche aérospatiale de Corée (Kari), en coopération avec le ministère des Sciences et des TIC.
Le deuxième satellite devrait être lancé, pour sa part, au premier semestre 2024. Une fois les cinq mis en orbite, l'Armée pourra recevoir, toutes les deux heures, des renseignements sur les bases de lancement de missiles ainsi que les sites d'essais nucléaires nord-coréens. Parallèlement à cela, un projet de satellites militaires ultra petits, d'environ 100 kg, est en cours, pour remplir le vide de cet intervalle de deux heures.
Ce n'est pas tout. La Corée du Sud procèdera d'ici la fin de l’année, à un vol d'essai final de son lanceur spatial à combustible solide, dont les deux premiers tests se sont déroulés avec succès, respectivement en mars et décembre 2022.