Hier après-midi, le Parti du pouvoir du peuple, la formation au pouvoir, a retiré soudainement son plan d’obstruction parlementaire, lors de la session plénière de l'Assemblée nationale. Ainsi, le Minjoo, la première force de l’opposition, qui poussait au limogeage du président de la Commission des communications de Corée (KCC), a été pris de court.
Avec cet abandon du « filibuster », le plan du Minjoo d’ouvrir une session plénière pendant cinq jours a été anéanti, et le projet de démettre Lee Dong-kwan de ses fonctions est en suspens. En effet, un tel projet de limogeage doit être voté 24 heures après sa présentation à la session plénière et dans un délai de 72 heures.
La direction du groupe parlementaire du premier parti de l’opposition a rencontré ce jour-là le président du Parlement pour demander d’ouvrir la session plénière le lendemain. Kim Jin-pyo a répondu, selon la direction, qu’il préférerait un accord entre les deux camps, et qu’il prendrait une décision après réflexion.
Le Minjoo envisage également un plan B en cas de suppression automatique du projet de démission. Il s’agit de retirer ce dernier et de le présenter de nouveau lors de la session prévue pour les 30 novembre et le 1er décembre.
D’autre part, selon des observateurs, le PPP a apparemment bénéficié du retrait de son obstruction parlementaire, en interrompant la poursuite du renvoi de Lee. Ce dernier souligne que ce retrait envisagé par le parti de centre-gauche est juridiquement impossible. De plus, étant donné que le calendrier de la session supplémentaire doit être convenu par consensus entre les deux camps, il estime que le traitement du projet de destitution ne sera pas facile. Cependant l'évolution de la situation est surveillée.