Dès aujourd'hui, les postes de chef des deux plus hautes institutions judiciaires en Corée du Sud, à savoir, la Cour suprême et la Cour constitutionnelle, sont simultanément vacants.
Yoo Nam-seok, nommé juge à la Cour constitutionnelle en novembre 2017, puis juge-en-chef de celle-ci l’automne suivant, a pris sa retraite ce matin sans successeur.
Le président Yoon Suk-yeol a nommé le juge Lee Jong-seok comme son successeur le 18 octobre dernier. Et une semaine plus tard, la proposition de sa nomination a été soumise au comité spécial d’audition de confirmation des candidats du Parlement. Mais l’audition en question aura lieu seulement le 13 novembre. Après quoi, si l’Assemblée nationale reporte l’adoption du rapport d'examen de la proposition et son vote, ou si celle-ci est rejetée, la vacance du poste de chef de l’institution garante de la Constitution en pourrait se prolonger.
Le siège du président de la Cour suprême est, quant à lui, vacant depuis 47 jours. L’ancien président Kim Myeong-soo a pris sa retraite le 24 septembre dernier, mais la proposition de nomination du juge Lee Gyun-yong comme successeur a été rejetée. Le chef de l’Etat a alors nommé l’ancien juge de la Cour suprême Cho Hee-dae comme nouveau candidat.
Dans les milieux juridiques, on s'inquiète du fait que, les deux plus hautes juridictions du pays ne pourraient pas fonctionner correctement en raison de l’absence de leurs chefs, des risques de retards dans le traitement des affaires judiciaires, et des désagréments pour les citoyens qui pourrait en découler.