La justice a décidé lundi d'ouvrir un nouveau procès contre Lee Jae-myung, cette fois-ci pour incitation au parjure. Le chef du Minjoo, la principale force de l'opposition, a été inculpé le 16 octobre dernier pour avoir incité un témoin à faire un faux témoignage lors de son procès en 2018 pour violation de la loi électorale. Il n’en est pas à ces premières affaires. Il a déjà eu affaire à la justice pour ses implications dans les affaires dites de Baekhyundong et de Daejangdong, deux scandales immobiliers entourant les projets de développement des quartiers de Seongnam, ville en banlieue sud de Séoul dont il a été maire.
Lee avait demandé à ce que toutes ces accusations pesant sur lui soient regroupées en une seule instance en invoquant le manque de temps pour la préparation de sa défense. Mais le Parquet s'y était opposé et avait réclamé l'ouverture d'un procès séparé pour l'affaire de l'incitation au faux témoignage. Le ministère public avait souligné que le moment du délit et l’affaire en elle-même étaient très différents des deux autres scandales. Finalement, le tribunal lui a donné raison.
Une décision qui n'arrange en rien le chef du parti de centre-gauche. Si le procès pour incitation au parjure en première instance se termine sur un verdict de culpabilité avant les élections législatives prévues en avril 2024, cela pourrait inévitablement exercer une influence sur la décision des électeurs.