Le porte-avions américain USS Carl Vinson, arrivé la veille au port de Busan, a été dévoilé mercredi aux médias. Son escale au sud-est de la péninsule coréenne intervient un mois après celle de l’USS Ronald Reagan.
D'une longueur de 333 mètres pour 100 000 tonnes, l'USS Carl Vinson est un porte-avions à propulsion nucléaire. Appelé « base aérienne flottante », il peut accueillir quelque 80 aéronefs, tels que l'avion d'alerte précoce E-2 Hawkeye. Un escadron d'avions de combat de 5e génération F-35C est d'ailleurs embarqué à son bord. Une première dans l'histoire de l'US Navy.
Carlos Sardiello, contre-amiral et commandant du Carrier Strike Group 1 de la marine américaine, a affirmé que grâce à cette alliance, les deux pays se trouvaient en possession d’équipement de protection très efficaces. Cela permettra notamment d’assurer la sécurité de la Corée du Sud contre toute menace et tout adversaire.
Le même jour, le ministre sud-coréen de la Défense a également visité le porte-avions nucléaire américain. A cette occasion, Shin Won-sik a déclaré que le déploiement d'un Carrier Strike Group américain au pays du Matin clair revêtait une grande signification. En effet, cela fait partie des efforts des USA pour améliorer la visibilité régulière de leurs actifs stratégiques. Des efforts qui s'inscrivent effectivement dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de Washington, signé en avril par le président sud-coréen Yoon Suk-yeol et son homologue américain Joe Biden.
Par ailleurs, selon certaines sources, en guise de réponse au tir de satellite espion nord-coréen, Séoul, Washington et Tokyo pourraient effectuer un exercice maritime conjoint, avec la participation du porte-avions américain, dans une mer proche de la péninsule.