La Corée du Sud a effectué, vendredi dernier, un exercice de tir réel de missile SM-2 pour la première fois dans ses eaux territoriales.
Une fois la tentative d’attaque de l’ennemi détectée, les marines à bord du destroyer Gang Gam-chan ont rapidement réagi. Dès le tir d’un drone sans pilote, l’ennemi virtuel, un missile SM-2 installé sur la plate-forme du navire a été lancé haut dans le ciel. Ce dernier a notamment été conçu pour intercepter les missiles de croisière et les drônes, et a été mis à la disposition de la marine sud-coréenne en 2004.
Le commandant Lee Gwang-sik a déclaré que cette manœuvre avait permis de vérifier la capacité de combat, avec des missiles navire-air, du pays du Matin clair. Pour rappel, l’armée sud-coréenne avait déjà mené ce genre d’entrainements, mais à Hawaï. Cela par manque de site d’essai en mer et de système d’analyse destinés uniquement aux missiles de moyenne et longue portées. Elle avait dû payer plus d’un milliard de wons, soit 705 500 euros, pour lancer un missile.
Song Gwon, le chef du centre de recherche marine à Samcheok de l’Agence pour le développement de la défense (ADD), a souligné que le lancement du missile SM-2 était d’autant plus significatif que Séoul a réussi à établir un système permettant de tester et même analyser les armes guidées importées.