La Corée du Sud va développer d’ici cinq ans le Korea Air and Missile Defense (KAMD). Il s’agit d’un système de bouclier antimissile multicouche, capable d’intercepter les projectiles nord-coréens. C’est ce qu’indique le plan de défense à moyen terme entre 2024 et 2028, publié aujourd’hui par le ministère de la Défense.
Selon ce projet, le missile sol-air à moyenne portée M-SAM II et celui à longue portée L-SAM seront opérationnels et déployés en 2028 au plus tard, alors que la date initiale était 2030.
Le « Patriot sud-coréen » M-SAM, autrement appelé « Cheongung II » est la composante essentielle du système de défense antiaérien basse altitude de Séoul. M-SAM III, engin doté d’une meilleure portée et d’un meilleur taux d’interception sera développé d’ici 2034, avec un budget de 2 840 milliards de wons, une somme équivalente à un peu moins de 2 milliard d’euros.
Le L-SAM et le L-SAM II - dont le développement est en cours - serviront pour la défense en haute altitude. Les autorités militaires comptent fonder une unité spécialisée dans l’exploitation du premier. Elle sera sous la tutelle du Commandement de la défense aérienne de l’Armée de l’air en vue d'établir un système de défense multicouche complexe.
Le ministère projette également de mettre au point des microsatellites de moins de 100 kg et d’en lancer une quarantaine en orbite aux alentours de 2030. Grâce à cela, la surveillance des mouvements de Pyongyang en sera facilitée. Le développement des drones, des drones kamikaze et des bombes à impulsion électromagnétique (EMP) font aussi partie de son plan.