Les partis de l’opposition ont adopté hier, lors de la session plénière de l’Assemblée nationale, deux projets de loi sur des enquêtes spéciales du Parquet, sans participation du parti au pouvoir. L’une d’entre elles fait référence à des allégations de manipulation d’action boursière concernant la première dame, Kim Keon-hee.
Le Minjoo, la première force de l’opposition, a demandé au président de la République d’accepter ces propositions, en insistant sur le fait que personne n’est au-dessus de la loi. Cependant, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation au pouvoir, les a qualifiées de « mauvaises lois » destinées aux élections législatives. Elle avait alors immédiatement suggéré à Yoon Suk-yeol d’exercer son droit de veto.
Et c’est ce que le chef de l’Etat va faire. Le Bureau présidentiel de Yongsan a déclaré, juste après leur adoption, que Yoon exercerait immédiatement son droit de véto, dès que les projets seraient transmis au gouvernement. C’est la première fois que la présidence réagit aussitôt le passage d’une proposition de loi dans l’Hémicycle.
L’une d’elle, sur l’épouse du président de la République, vise à clarifier si elle est impliquée dans l’affaire de manipulation des actions de Deutsche Motors. Un procureur spécial aura 70 jours pour enquêter après une période de préparation de 20 jours. Il pourra aussi donner des informations aux médias pendant l'enquête.
Pour que les projets de loi soient adoptés une seconde fois après l'exercice du droit de veto présidentiel, la majorité absolue des députés actuels doit être présente, et plus des deux tiers des membres dans la salle doivent l’approuver. Il est probable qu’elles soient finalement rejetées, mais, en attendant, le PPP devra supporter une pression politique importante.