Le gouvernement a décidé, ce matin, de demander le réexamen des deux projets de loi sur des enquêtes spéciales du Parquet. C’était au cours de la deuxième réunion extraordinaire du Conseil des ministres, présidée par le Premier ministre. L’une d’entre elles fait référence à des soupçons de manipulation d’actions boursières concernant la première dame Kim Keon-hee.
Pour rappel, ces propositions de loi ont été adoptées lors de la session plénière de l’Assemblée nationale du 28 décembre par les partis de l’opposition dirigés par le Minjoo. La formation au pouvoir, le PPP, n’avait pas participé. Elles ont ensuite été transférées au gouvernement.
Au cours de cette réunion, Han Duck-soo a souligné que les partis de l’opposition les avaient adoptés unilatéralement, sans concertation suffisante entre les deux camps. Il s’est inquiété tout d’abord du droit de recommandation du procureur spécial, attribué exclusivement aux partis de l’opposition. Selon lui, il était difficile d’attendre d’une personne nommée dans ces conditions qu’elle mène une enquête de manière neutre et équitable. Il a également mis en avant le fait que la période des enquêtes spéciales chevauchait celle des élections législatives. Cela provoque, selon lui, des polémiques sur l’atteinte à la neutralité politique.
Yoon Suk-yeol a aussitôt exercé son droit de véto contre ces projets de loi. Le secrétaire général de la présidence, Lee Gwan-seop, l’a annoncé lors d’un briefing tenu à Yongsan. Il a souligné que le chef de l’Etat avait demandé à l'Hémicycle la révision de ces deux projets de loi controversés, conformément à ses obligations constitutionnelles.