Peu de temps après que Yoon Suk-yeol a réclamé à l’Assemblée nationale le réexamen des deux projets de loi sur des enquêtes spéciales du Parquet, quatre partis de l’opposition ont organisé une manifestation. Elle a eu lieu ce matin, dans l’escalier devant l’Hémicycle. Rappelons-le, l’un des textes fait référence à des soupçons de manipulation d’actions boursières concernant la première dame Kim Keon-hee.
Hong Ihk-pyo, le chef du groupe parlementaire du Minjoo, la première force de l’opposition, a déclaré que l’équité et la justice avaient vacillé aujourd’hui. Selon lui, le président de la République et les hauts fonctionnaires font fit des revendications légitimes de leurs concitoyens.
Le Bureau présidentiel de Yongsan a affirmé, quant à lui, ce matin, que ces propositions de loi visent à manipuler l’opinion publique à l’approche des élections législatives. A ce propos, Hong a rétorqué qu’elles ont été déposées en avril dernier, et que si la discussion avait été entamée plus tôt, tout cela aurait déjà été terminé. Puis, il n’a pas oublié d’afficher sa ferme volonté de les faire entériner.
Alors que le Minjoo envisage de saisir la Cour constitutionnelle pour régler ce conflit de compétence, le Parti du pouvoir du peuple (PPP), la formation présidentielle, l’a critiqué en déclarant que ce n’est rien de plus qu’une ruse pour reporter le nouveau vote. Son porte-parole a de son côté, annoncé que le vote devait avoir lieu sans faute le 9 janvier à la session plénière, pour faire barrage aux abus du parti d’opposition majoritaire.