Cho Tae-yul, choisi par Yoon Suk-yeol pour diriger le ministère des Affaires étrangères, a été interrogé hier par la commission compétente de l’Assemblée nationale dans le cadre de son audition de confirmation.
Les députés de l’opposition ont alors soulevé des soupçons qui pèsent sur lui. Il aurait notamment été impliqué dans l’affaire dite de « l’échange donnant donnant » entre le pouvoir judiciaire et l’exécutif, lorsqu’il était vice-ministre des Affaires étrangères, entre 2013 et 2016.
Ce scandale date de 2015. A l’époque, la Cour suprême avait délibérément retardé son verdict dans le procès intenté par des victimes sud-coréennes du travail forcé au Japon pendant la Seconde guerre mondiale contre les entreprises nippones qui les avaient exploitées. C’était à la demande du gouvernement d’alors, celui de Park Geun-hye. En contrepartie, celui-ci lui avait promis l’augmentation du nombre de juges dépêchés à l’étranger.
Sans surprise, Cho a nié ces accusations. Il a également affirmé qu’il n’était pas pertinent de s’exprimer sur le sujet. La raison selon lui : cela pourrait impacter d’autres procès de même nature actuellement en cours.