Le camp présidentiel et l’opposition réclament chacun des réformes politiques en perspective des législatives d’avril.
Tout d'abord, le Parti du pouvoir du peuple (PPP) a proposé, aujourd’hui, la baisse du nombre de députés. De fait, le patron de son comité d’urgence, qui dirige le mouvement présidentiel provisoirement, a annoncé son intention de présenter, après la prochaine échéance, un amendement visant à réduire l’assemblée à 250 membres. Actuellement, ils sont 300. Hier, Han Dong-hoon a également appelé à rétablir l’ancien système électoral, en vigueur jusqu’en 2016. Il s’agissait d’un mode de scrutin mixte, uninominal majoritaire et proportionnel plurinominal.
Le Minjoo, la principale force de l’opposition, n’a pas encore exprimé de position claire. Cependant, le chef de son groupe parlementaire aurait sorti la carte de la révision constitutionnelle. Hong Ihk-pyo a précisé que sa formation s’apprêtait à amender une clause des lois fondamentales, et ce pour voter une autre proposition de Han. Celui-ci avait précédemment insisté sur la nécessité pour les élus d’abandonner l’immunité dont ils bénéficient, plus particulièrement leur inviolabilité pendant les travaux de l’Assemblée nationale.
Le numéro deux du parti de centre-gauche a également annoncé chercher à amender un autre article de la Constitution. Il a notamment pour ambition de restreindre les droits du président de la République, notamment celui qui concerne la possibilité de mettre son veto sur les textes votés par le Parlement.
Par ailleurs, le Minjoo doit organiser, cet après-midi, un rassemblement pour dénoncer l’enquête de police concernant l’agresseur de son patron Lee Jae-myung. Une investigation qu’il considère comme étant partiale.
Pendant ce temps, son ex-chef, Lee Nak-yon, lance aujourd’hui un nouveau parti, celui du Nouvel Avenir. Il a quitté son ancien mouvement jeudi dernier.